Les Eglises de Jérusalem
Les Eglises Orientales Orthodoxes
Les Eglises Anglicanes et Protestantes
Dans les Actes des Apôtres, les premiers disciples de Jésus à
Jérusalem sont décrits comme "assidus
à l'enseignement des apôtres et à la communion fraternelle,
à la fraction du pain et à la prière". "Tous
étaient unis et mettaient tout en commun" (Ac
2, 42-43) Cette multitude "n'avait qu'un
cur et qu'une âme", et était animée par
"le témoignage rendu par les apôtres
à la résurrection du Seigneur Jésus" (Ac
4, 32-33).
Nous savons aussi par les Actes 11, 13-14 que
Jacques, l'un des Apôtres, fut le premier Chef de l'Eglise de Jérusalem.
Cette communauté apostolique reste à jamais l'inspiration et l'idéal de toute communion (koinonia) ecclésiale, après le départ des apôtres de Jérusalem, pour annoncer la Bonne Nouvelle jusqu'aux extrémités de la terre. L'Eglise de Jérusalem a ainsi reçu son titre de gloire de "Mère de toutes les Eglises".
Et l'actuelle communauté chrétienne de Terre Sainte (Israël, Territoires palestiniens et Jordanie), fière de se situer dans la continuité directe de ce premier groupe des disciples, entend continuer à porter le même témoignage.
Une Riche Diversité
Les pèlerins peuvent éprouver quelques difficultés à
découvrir cette belle unanimité au milieu des nombreuses traditions
et Eglises qu'ils rencontrent en Terre Sainte. Mais dès la Pentecôte,
l'Eglise de Jérusalem n'a-t-elle pas rassemblé, dans l'unité,
des peuples de langues très variées ? A partir du IVe siècle,
la liberté accordée au christianisme par l'empereur Constantin,
la construction des premiers sanctuaires et le début des pèlerinages
ont encore accru cette diversité.
Bien vite, des chrétiens de toutes les Eglises sont venus sur les lieux
où Jésus avait vécu, était mort et ressuscité,
pour s'y ressourcer dans la foi. Beaucoup de ces Eglises y ont aussi installé
une représentation afin d'accueillir leurs pèlerins.
Des divisions venues d'ailleurs
Ces communautés reconnaissaient l'évêque de Jérusalem
comme leur évêque. Mais cette unité a été
brisée à la suite des controverses sur le Christ aux conciles
d'Ephèse (431) et de Chalcédoine (451).
Ainsi se constituèrent des Eglises distinctes arméniennes, syriennes, copte, éthiopienne avec leur propres évêques. Des divisions similaires survinrent à l'époque des Croisades, à la suite du schisme de 1054 entre l'Occident et l'Orient. De même au XIXe siècle, quand des Communautés protestantes vinrent s'établir en Terre Sainte. Aucune de ces divisions n'est née sur place ; elles y ont toutes été transplantées.
* * * * *
Aujourd'hui on trouve en Terre Sainte quatre familles d'Eglises :
Catholique, Grecque Orthodoxe, Orientales Orthodoxes,
Episcopalienne (Anglicane) et Evangéliques.
| L'Eglise Catholique |
l'Eglise latine La Terre Sainte connaît une présence latine depuis le IVe
siècle, mais le Patriarcat latin n'a été institué
qu'après le schisme de 1054 entre l'Orient et l'Occident, à
l'arrivée des croisés en 1099. Après la chute de
Saint-Jean d'Acre en 1291, des patriarches nommés en Europe ont
porté le titre, mais sans juridiction. Le premier Patriarche Latin, Arnoul, succéda en 1099 au Patriarche
Grec Siméon, qui venait de mourir à Chypre, où il
s'était réfugié. Les Croisés, ayant trouvé le siège vacant, y élevèrent
un des leurs. Les Patriarches latins se succèderont à Jérusalem
de 1099 à 1187, puis à Acre jusqu'à la chute de la
ville en 1291, en Europe ensuite, mais seulement comme titulaires, jusqu'en
1847. Le siège patriarcal de Jérusalem fut restauré comme
siège résidentiel le 23 juillet 1847, par la Lettre Apostolique
"Nulla celebrior" de Pie IX. Le premier titulaire, le Patriarche
Joseph Valerga, arriva à Jérusalem le 17 janvier 1848 et
prit possession de son siège par son entrée solennelle au
Saint Sépulcre, la Cathédrale des Patriarches de Jérusalem.
Le Patriarche actuel :
Le Patriarcat Restauré en 1847, le Patriarcat latin de Terre Sainte a, depuis
150 ans, déployé une intensité active et créé
des paroisses, où la liturgie se célèbre en arabe.
Il compte environ 75.000 fidèles. Son grand séminaire de
Beit-Jala, où étudient 30 jeunes, a formé un clergé
arabe (90 prêtres actuellement) responsable de la pastorale et de
l'administration du diocèse. S.B. Michel SABBAH, né à
Nazareth, est, depuis 1987, le premier patriarche arabe de Jérusalem,
assisté pour la Galilée, de Mgr Boulos Marcuzzo à
Nazareth, pour la Jordanie, de Mgr Sélim Sayegh à Amman,
de Mgr Kamal Bathish à Jérusalem et du R.P. Umberto Barato,
o.f.m., Vicaire général pour Chypre et, pour les catholiques
de langue hébraïque, de Mgr Jean-Baptiste Gourion, Abbé
bénédictin d'Abou Gosh, sacré évêque
le 9 novembre 2003. Les communautés catholiques de langue hébraïque à Beersheva où a été érigée une paroisse Haïfa, Jérusalem et Tel Aviv-Yafo, sont regroupées dans l'Oeuvre Saint-Jacques l'Apôtre qui assure une présence chrétienne au sein du peuple juif. Le Patriarche Mgr Sabbah est aussi président de la Conférence des Evêques latins dans les Régions Arabes. * * * * * La Custodie de Terre Sainte
L'Eglise Grecque Melkite Catholique Les Eglises des patriarcats d'Alexandrie, d'Antioche et de Jérusalem,
qui avaient accepté le concile de Chalcédoine réuni
en 451 avec l'appui de l'Empereur de Byzance, furent appelées melkites
("impériaux"), par les monophysites, ce qualificatif
est aujourd'hui utilisé pour les seuls grecs catholiques, des chrétiens
de l'Eglise d'Antioche unis à Rome depuis 1724 et qui suivent la
tradition byzantine. Leur patriarche, S.B. Mgr Lutfi LAHAM, siège
à Damas. En Terre Sainte, cette Eglise a trois éparchies (évêchés)
: Jérusalem (3000 fidèles), dirigée par le Rév.
P. Archimandrite Mtanios HADDAD, dont l'église se trouve près
de la porte de Jaffa ; L'Eglise Maronite
L'Eglise Syrienne Catholique
L'Eglise Arménienne Catholique
L'Eglise Chaldéenne
Un seul Synode pour plusieurs rites et diocèses
|
| L'Eglise Grecque Orthodoxe |
L'Eglise orthodoxe russe (de Moscou)
L'Eglise orthodoxe roumaine
|
| Les Eglises Orientales Orthodoxes |
L'Eglise Arménienne Orthodoxe
L'Eglise Syrienne Orthodoxe
L'Eglise Copte Orthodoxe (copte vient
du mot grec aigyptos : égyptien)
L'Eglise Ethiopienne Orthodoxe
|
| Les Eglises Anglicanes et Protestantes |
L'Eglise Luthérienne Evangélique
Autres Communautés protestantes : l'Eglise presbytérienne d'Ecosse, des baptistes, des groupes pentecôtistes, évangéliques, etc. |
Visiteurs et pèlerins se sentent parfois désemparés en
Terre Sainte devant la division des Eglises, d'autant plus que Jésus
a prié à Jérusalem pour l'unité de ses disciples
(Jn 17) et est mort pour ramener à l'unité les enfants de Dieu
dispersés (Jn 11, 52). Un climat de plus en plus fraternel règne
cependant entre les chrétiens. Sa meilleure manifestation est la semaine
annuelle de prière pour l'unité, fin janvier : chaque jour, une
Eglise différente anime une célébration commune dans son
église, en intégrant cette prière dans sa propre tradition
liturgique. Ceux qui y participent n'oublient pas ces rassemblements.
Dans cette évolution, des événements tels que le pèlerinage du Pape Paul VI en Terre Sainte en janvier 1964, le Mémorandum commun des chefs d'Eglises sur La signification de Jérusalem pour les chrétiens (1994), la rencontre qui se tient depuis tous les deux mois entre patriarches et évêques de Jérusalem, la restauration en commun de la coupole du Saint-Sépulcre, mais également les incertitudes qui pèsent sur leur avenir de petite minorité ainsi que leurs difficultés quotidiennes au milieu d'une situation générale pesante, par moments violente, ont amené les chrétiens à dialoguer davantage, à prier et agir ensemble pour la justice et la paix. C'était aussi l'un des buts du pèlerinage de Jean Paul II en mars 2000.
* * * * *
[ sommaire ] - [ histoire ] - [ Pères Carmes ] - [ Carmélites ] - [ Mariam Baouardy ] - [ visages du Carmel ] - [ pays de la Bible ] - [ le pays aujourd'hui ]
|
|
|
|
|
|
contenu du site
|
links |
Livre d'Or
|